Méditer pour mieux se réaliser

Dans son livre intitulé Santé parfaite, Deepak Chopra consacre plusieurs pages à la méditation, car il y voit « le seul moyen efficace de purger l’esprit des émotions négatives telles que la peur, la colère, l’avidité, l’impulsivité, le doute. » Comme il explique, toutes ces émotions se transforment en toxines chimiques dans le corps […] toxines qui jouent un rôle dans nombre de maladies. Selon lui, « il n’est pas possible de purifier l’esprit par la pensée elle-même. Un esprit en colère ne peut maîtriser sa propre colère; la peur ne peut dominer la peur. Une technique spéciale – la méditation – est indispensable pour aller au-delà du domaine qui est sous l’emprise d’une émotion négative. Correctement pratiquée, la méditation permet à une personne de se détacher des tendances négatives qui accompagnent ses pensées et ses émotions. »

Méditer requiert un apprentissage, car, poursuit-il, « il ne s’agit pas de contraindre l’esprit au silence. Il s’agit plutôt de percevoir un silence préexistant où soucis, regrets, désirs, fantasmes, espoirs déçus et rêves indistincts peuvent se dissoudre […] pour donner naissance aux délicates émotions que sont l’inspiration, la compassion, la sympathie, la tendresse, l’amour. Une fois découvert le silence intérieur, il devient possible de rester insensible au flot d’images suscitées par l’angoisse, la colère ou la douleur. »

Dès lors s’ouvrent les portes de bienfaits dépassant le simple niveau de bien-être psychologique. Deepak Chopra résume ainsi les bienfaits de la méditation qu’il a lui-même constatés au fil des ans auprès de patients pratiquant la méditation régulièrement pendant 20 minutes deux fois par jour :

    • Un regain de vitalité émanant des profondeurs du système nerveux.
    • Un lâcher-prise qui s’effectue naturellement, sans effort, et qui permet à la personne de simplement être.
    • Une diminution considérable de maux de tête lancinants et de symptômes accompagnant la dépression profonde.
    • Une réduction non négligeable de l’hypertension, telle que révélée par une première étude menée en 1974 à la faculté de médecine de Harvard. Lors de cette étude, les 22 participants ont vu leur pression passer en moyenne de 150/94 à 141/88. Cela suffisait à ramener le chiffre du bas (pression diastolique) d’un seuil-limite à une valeur acceptable; en outre, même si le chiffre du haut (pression systolique) n’avait pas encore décru suffisamment pour être considéré comme normal, il indiquait néanmoins une amélioration significative.
    • Un abaissement appréciable du taux de cholestérol, tel que démontré dans une étude menée en 1979, en Israël, auprès de 23 patients souffrant de taux élevés de cholestérol, dont 12 avaient appris la méditation et la pratiquaient depuis 11 mois. À la fin de cette période, une nette diminution du taux de cholestérol apparut dans le cas du groupe qui méditait, alors qu’aucune réduction significative était enregistrée chez les non-méditants.
    • Une réduction importante de consultations médicales. En 1987, une étude menée par le docteur David Orme-Johnson auprès de 2 000 méditants a dévoilé des résultats remarquables. Les méditants avaient eu besoin de consulter un médecin pour des soins externes :
      • 46,8 % moins souvent dans le cas d’enfants (de 0 à 19 ans);
      • 54,7 % moins souvent dans le cas de jeunes adultes (de 19 à 39 ans);
      • 73,7 % moins souvent dans le cas d’adultes plus âgés (40 ans et plus).

Cette remarquable percée sur le plan de la santé trouve son écho sur le plan de la vie en général comme le démontrent les recherches scientifiques menées sur la méditation transcendantale au cours des 30 dernières années.

Dans le livre de Maharishi Mahesh Yogi, La Bhagavad Gita, nouvelle traduction commentée, on trouve aux chapitres de 1 à 6 un aperçu de la recherche scientifique sur les effets de la méditation transcendantale. Pour reprendre les termes mêmes du livre, « la méditation transcendantale étant en elle-même une technique scientifique, elle se prête parfaitement aux études objectives. Une fois apprise, on la pratique sans préparation ou mode de vie particulier, à toute heure, en tout lieu, d’une façon directe et renouvelable, sans que la plupart des mesures en laboratoire n’en affectent le déroulement. »

Les annexes de La Bhagavad Gita présentent des graphiques commentés sur les divers effets observés de la méditation. Nous en reproduisons ici les principaux :

    • « Un état de profond repos.  Pendant la méditation transcendantale, la consommation d’oxygène et le métabolisme baissent de façon notable, indiquant un état de profond repos, cependant que les pressions artérielles d’oxygène et de gaz carbonique dans le sang demeurent constantes. Ainsi, la diminution de la consommation totale d’oxygène durant ce type de méditation ne provient pas d’un contrôle du rythme respiratoire ou d’une privation volontaire d’oxygène, mais traduit plutôt un changement physiologique naturel dû à une réduction de la demande en oxygène de la part des cellules au cours de ce processus sans effort. » Source : Robert Keith et Herbert Benson, « The Physiology of Meditation », Scientific American, vol. 226, no 2, février 1972, U.S.A., pp. 84-90.
    • « Le soulagement de l’insomnie.  La méditation transcendantale réduit de façon notable le temps d’endormissement des insomniaques. Comme traitement de l’insomnie, la méditation transcendantale s’est révélée être de prescription simple, d’une efficacité immédiate, d’effet durable et sans effets secondaires nocifs. » Source : Donald E. Miskiman, « The treatment of Insomnia by Tanscendental Meditation », Scientific Research on Transcendental Meditation. Collected Papers, vol. 1, ed. David W. Orme-Johnson, Lawrence H. Domash et John T. Farrow (New York, U.S.A., MIU Press, 1975).
    • « Le développement de l’intelligence.  Après huit mois d’étude sur le campus de la Maharishi International University,les étudiants témoignaient d’un développement remarquable de l’intelligence tant sur le plan verbal que non verbal. Le QI moyen du groupe est passé de 124 à 130. Ces données sont particulièrement frappantes parce que les étudiants affichaient déjà au point de départ un niveau élevé d’intelligence. Cela implique une intervention minimale du facteur chance dans leurs résultats. » Source : David W. Orme-Johnson et B. Dick, « Psychological testing of MIU students », Scientific Research on Transcendental Meditation, Collected Papers, vol. 1, ed. David W. Orme-Johnson, Lawrence H. Domash et John T. Farrow (New York, U.S.A., MIU Press, 1975). Une autre étude, menée en Hollande auprès de lycéens pendant une période d’un an, « montre un accroissement significatif du développement de l’intelligence chez les sujets pratiquant la méditation transcendantale en comparaison avec un groupe de contrôle de non-méditants. » Source : André S. Tjoa, « Some Evidence that the Practice of Transcendental Meditation increases intelligence as Measured by a Psychological Test », Scientific Research on Transcendental Meditation, Collected Papers, vol. 1, ed. David W. Orme-Johnson, Lawrence H. Domash et John T. Farrow (New York, U.S.A., MIU Press, 1975).
    • « Une productivité accrue en milieu de travail.  Les méditants montrent une plus grande satisfaction au travail, ils ont un meilleur rendement, ils entretiennent de meilleures relations avec leurs supérieurs et leurs collègues, et ils sont plus stables dans leur emploi. Alors que les méditants se sentent moins impatients de gravir les échelons que les autres employés, leurs compagnons de travail constatent leur rapide ascension. » Source : David R. Frew, « Transcendental Meditation and Productivity », Academy of Management Journal, vol. 17, no 2 (U.S.A. 1974), pp. 362-368.
    • « Une productivité accrue en milieu de travail.  Les méditants montrent une plus grande satisfaction au travail, ils ont un meilleur rendement, ils entretiennent de meilleures relations avec leurs supérieurs et leurs collègues, et ils sont plus stables dans leur emploi. Alors que les méditants se sentent moins impatients de gravir les échelons que les autres employés, leurs compagnons de travail constatent leur rapide ascension. » Source : David R. Frew, « Transcendental Meditation and Productivity », Academy of Management Journal, vol. 17, no 2 (U.S.A. 1974), pp. 362-368.
    • « Une amélioration de la capacité d’apprendre. Des études montrent que les méditants réussissent mieux dans les tests de mémoire et apprennent plus rapidement que les non-méditants. Les méditants obtiennent également des résultats sensiblement meilleurs dans l’accomplissement de tâches plus difficiles que les non-méditants. La mise en relation du nombre de mois de pratique régulière de méditation et des améliorations croissantes de la capacité de mémorisation démontre que la méditation transcendantale développe directement la capacité d’apprendre. » Source : Allan I. Abrams, « Paired-Associate Learning and Recall. A Pilot Study Comparing Transcendental Meditators with Non-Meditators », Scientific Research on Transcendental Meditation, Collected Papers, vol. 1, ed. David W. Orme-Johnson, Lawrence H. Domash et John T. Farrow (New York, U.S.A., MIU Press, 1975).
    • « Une amélioration du temps de réaction.  La méditation transcendantale améliore le temps de réaction, ce qui témoigne d’une plus grande vivacité, d’une meilleure coordination de l’esprit et du corps, de moins d’indolence, d’une plus grande acuité de perception et d’une plus grande efficacité dans l’action. » Source : Robert Shaw et David Koib, « Improved Reaction Time following Transcendental Meditation », Scientific Research on Transcendental Meditation, Collected Papers, vol. 1, ed. David W. Orme-Johnson, Lawrence H. Domash et John T. Farrow (New York, U.S.A., MIU Press, 1975).
    • « Une amélioration sur le plan psychique.  Les sujets pratiquant la méditation transcendantale attestent des éléments suivants :
      • Une diminution de la nervosité.
      • Une réduction des tendances dépressives.
      • Une diminution de l’irritabilité.
      • Une sociabilité accrue.
      • Plus d’assurance, de confiance en soi, de bonne humeur.
      • Une diminution des tendances dominatrices.
      • Moins d’inhibitions.
      • Plus de stabilité émotionnelle.
      • Un accroissement de la confiance en soi. »

Source : Theo Fehr, Uwe Nerstheimer et Sibille Torber, « Study of 49 Practitioners of Transcendental Meditation with the Freiburger Personality Inventory », Scientific Research on Transcendental Meditation, Collected Papers, vol. 1, ed. David W. Orme-Johnson, Lawrence H. Domash et John T. Farrow (New York, U.S.A., MIU Press, 1975).

Les effets mentionnés ici ne sont que quelques-uns des sujets qui ont fait l’objet d’études scientifiques. Le lecteur intéressé à connaître l’ensemble des effets analysés aura tout intérêt à se référer à la compilation d’origine présentée dans La Bhagavad Gita. nouvelle édition commentée.

(Estelle Miousse, décembre 2012)